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COMITE DE
VIGILANCE COMMUNIQUE DE
PRESSE
Le " Comité de Vigilance " s'est réuni le 2 février 2000 à 19 heures au Lycée français Dominique Savio à Douala. Il a entendu le rapport d'activité de ses représentants qui ont, sous la conduite de Monsieur le Consul Général de France, rencontré le samedi 29 janvier Monsieur le Gouverneur de la Province du Littoral et ont participé le lundi 31 janvier à la réunion organisée à l'intention de la communauté française à l'initiative de Monsieur le Ministre de l'Administration Territoriale, en présence de Monsieur le Secrétaire d'Etat à la Défense, de Monsieur le Délégué Général à la Sûreté Nationale, et de responsables de la sécurité publique. Le Comité a enfin entendu le compte-rendu de la > séance de travail que sa délégation venait de terminer au bureau de Monsieur le Gouverneur avec la participation de Monsieur le Préfet, de Monsieur le Commandant de la Légion de Gendarmerie et de Monsieur le Délégué Provincial à la Sûreté Nationale. A cette occasion, les autorités ont communiqué les résultats des enquêtes en cours qui ont déjà permis l'arrestation de gangsters et ont évoqué les mesures de sécurité publique devant prochainement être édictées. Enfin, les autorités ont marqué un accord de principe quant à la mise en ouvre rapide de procédures de concertation. Le Comité a évoqué les dernières agressions commises depuis le braquage meurtrier de la Boucherie NOURRY. Il s'est montré particulièrement sensible à la mort de Monsieur Louis NDZIE, magistrat camerounais, dont le lâche assassinat venait d'être annoncé et vient s'ajouter à la liste des meurtres qui affligent les populations. Le Comité s'associe au deuil de la famille de Louis NDZIE et l'assure de ses sentiments de compassion et de solidarité les plus profonds et les plus sincères. Le Comité s'est déclaré conscient de ce que le signal fort qu'il entendait adresser aux plus hautes autorités a été entendu et qu'il y a été répondu. Ces réponses seront appréciées à la lumière des améliorations espérées et des résultats des enquêtes en cours, de l'identification encore attendue et de l'arrestation des auteurs des crimes évoqués et notamment des assassins de Gabriel NOURRY. Afin de marquer son soutien aux mesures annoncées et d'encourager les responsables de leur application, le Comité a voté la suspension de son intention d'appeler à une marche silencieuse le 04 février. En accord avec la famille du défunt, le Comité organisera un cortège funèbre qui suivra le corps de Gabriel NOURRY, de la morgue de la Clinique SOPPO PRISO à la Boucherie NOURRY, le jour de son départ pour la France. La date précise sera communiquée dès > qu'elle sera connue. Une pétition sera rédigée et proposée dans les jours qui viennent. Adressée au Chef de l'Etat elle exposera les inquiétudes et les espoirs de nos concitoyens devant cette vague de criminalité qui inquiète nos familles au point de remettre en question leur présence et leur avenir. Interpellée sur la poursuite de ses activités par une lettre d'un membre du Bureau qui proposait que le Comité procède à son auto-dissolution et s'en remette aux élus de la communauté française, l'assemblée a décidé à l'unanimité de poursuivre ses activités qui entendent dépasser le cadre de l'actualité immédiate. C'est ainsi que le Comité a adopté le principe de la mise en place d'une ligne rouge téléphonique devant permettre d'améliorer considérablement le temps de réaction et de réponse en cas d'évènements comportant un danger pour les biens et les personnes. Cette initiative se fera en pleine concertation avec les autorités compétentes qui ont déjà marqué leur volonté de contribuer à cet effort. Cette démarche, collective et citoyenne, très bientôt concrétisée, s'adressera à toutes les communautés qui doivent rester solidaires dans les épreuves que nous traversons. Pour le Bureau, Gérard Wolber Président
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